C’est un séisme sans précédent qui vient de frapper les serveurs de Dofus Rétro. Après plusieurs jours d'incertitude et une économie en chute libre, Ankama a lâché la bombe : les serveurs vont subir un rollback massif de trois semaines. Une décision radicale qui déchire la communauté entre colère noire et résignation.
Une Économie Compromise par une Faille Massive
Tout a commencé par des rumeurs persistantes et une dégradation visible de l'expérience de jeu sur les serveurs Boune, Allisteria et Fallanster. Une présence de bots toujours plus importante et, surtout, une injection massive de kamas et d'objets générés illégitimement ont complètement ruiné l'économie.
Le 23 mars, Ankama prenait la parole pour confirmer les craintes des joueurs : une faille critique était activement exploitée. La traque des logs et l'analyse des bases de données ont révélé une situation critique. Dans le jeu perpétuel du chat et de la souris entre développeurs et tricheurs, ces derniers ont réussi à dissimuler leurs traces suffisamment longtemps pour infecter les serveurs en profondeur.
Le Remède de Cheval : Retour au 3 Mars 2026
Face à l'ampleur des dégâts et à l'impossibilité de cibler chirurgicalement les données corrompues sans risquer l'intégrité des serveurs, Ankama a dû trancher. Le couperet est tombé : un rollback global au mardi 3 mars 2026 à 9h00.
Techniquement, restaurer une sauvegarde vieille de 21 jours est un aveu de l'étendue des dégâts. Pour purger la base de données de cet argent "sale", Ankama a choisi de sacrifier trois semaines de progression légitime.
Le Poids de l'Abonnement et le Sentiment de Trahison
Au-delà de la simple perte de progression, c'est le contrat de confiance entre l'éditeur et les joueurs qui semble rompu. Pour une grande partie de la communauté, le problème ne réside pas seulement dans le crash de l'économie, mais dans la gestion humaine de la crise.
De nombreux joueurs soulignent la réalité derrière les écrans : des dizaines, voire des centaines d'heures de jeu envolées. Des heures dégagées au forceps entre la vie professionnelle, personnelle et les obligations familiales. Voir cet investissement balayé d'un revers de la main, sans communication préventive claire pendant le week-end, est vécu comme un profond manque de respect.
Le Boycott comme Seule Arme
La pilule est d'autant plus difficile à avaler que les joueurs estiment, à juste titre, qu'ils paient pour un service fonctionnel et un minimum de transparence.
- Le silence radio d'Ankama pendant les investigations — bien qu'il soit souvent nécessaire techniquement pour sécuriser une faille sans donner d'indices aux tricheurs — a été perçu comme du mépris. Face à ce qu'ils considèrent comme une absence de dialogue, la riposte s'organise : les appels au boycott pur et simple se multiplient. Arrêt des abonnements, désinscription des futurs serveurs Temporis, et désertion des serveurs actuels. Pour beaucoup, c'est devenu le seul levier de pression valable pour forcer l'éditeur à revoir ses mesures de sécurité et sa communication.
Et Maintenant ?
Ankama a promis des compensations "adaptées" à la hauteur de ce traumatisme vidéoludique, tout en précisant que cela ne réparera pas la frustration légitime des joueurs.
Affaire à suivre...

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